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Ma ville numerique de demain

Notre dernière étude vient de paraître. « Ville & Numérique », ou comment les étudiants français voient leur vie dans la ville de demain.

Sur le modèle des études « Mon bureau de demain » ou « Ma ville de demain »  réalisées par la chaire Immobilier et Développement durable de l’ESSEC, nous avons à nouveau souhaité donner la parole aux étudiants, ceux de la génération Y.

Nous avons voulu analyser comment la génération « Petite Poucette », chère à Michel Serres, imagine la vie dans la ville de demain, face à la montée en puissance de l’économie numérique et des objets connectés.

L’enquête « Ville & Numérique » – réalisée en juillet 2015 par Harris Interactive, auprès d’un échantillon représentatif d’étudiants français, donne des informations nouvelles et complémentaires de celles que l’on peut obtenir dans les enquêtes classiques. C’est l’originalité de notre étude : 1000 étudiants (54 % sont des femmes), dont la moyenne d’âge est de 21 ans, ont accepté d’exprimer leurs attentes concernant leurs espaces de travail, de consommation et de vie dans la ville de demain.

Trois principaux enseignements de l’étude « Ville & Numérique » :

1/ Une réserve surprenante à l’égard du numérique 

Cette réserve à l’égard du numérique, inattendue de la part d’une génération Y volontiers décrite comme hyperconnectée, est à même d’interpeller aussi bien les grands opérateurs de télécommunication que les adeptes de la smart city, pour lesquels la ville de demain ne saurait être que celle du quotidien à distance et de la fameuse big data. Si les étudiants sont lucides sur le fait que le numérique occupe une place essentielle dans leur vie et dans leur ville (Ils sont en effet 61 % à penser que, demain, le numérique impactera fortement le travail, 50 % les façons de se déplacer et 48 % les modes de consommation), nombre de leurs réponses révèlent une certaine prise de recul par rapport à l’invasion numérique.

  • 58 %  sont réticents à l’usage de la géolocalisation pour se voir proposer des offres commerciales. Ce chiffre grimpe à 78 % s’agissant d’utiliser le contenu des conversations mails pour se voir proposer des offres en rapport avec leurs centres d’intérêts.
  • Ni le télétravail ni l’e-consommation ne remportent les suffrages de la génération Y : seuls 11 % estiment qu’ils travailleront principalement à distance, et 22 % souhaitent faire leurs achats par Internet dans un avenir proche.
  • Une écrasante majorité (77 %) d’entre eux considère que le numérique est trop présent dans le quotidien des personnes de leur génération…

2/ L’attractivité des villes moyennes et des centres-villes 

La grande ville est loin de remporter tous les suffrages. Elle a certes la préférence de 39 % des étudiants comme lieu de vie futur, mais elle est talonnée par les villes moyennes et petites qui sont privilégiées par 36 % d’entre eux.

Un paradoxe notable, quand on sait que la jeune génération a plutôt la réputation d’être addict aux grandes métropoles, du fait de leur dynamisme, de la diversité de leurs aménités et de l’étendue de leurs marchés de l’emploi !

Enfin, et en dépit de leur attrait limité pour la consommation par Internet, le nombre et la variété des commerces disponibles à proximité est essentielle pour eux. Lorsqu’on leur demande ce qu’ils attendent avant tout de leur ville, 50 % d’entre eux mentionnent les commerces. Des commerces bien réels puisque, rappelons-le, seuls 22 % estiment qu’ils recourront de manière importante à l’e-commerce.

  • L’attractivité des villes de taille moyenne va de pair avec un attrait massif pour les centres-villes, que ce soit comme lieu de travail (47 % souhaitent y travailler) ou comme lieu de consommation (53 % souhaitent y faire leurs achats).
  • Cités par 27 % d’entre eux, les espaces verts arrivent en deuxième position – un résultat à corréler à ceux de notre enquête2014, sur la ville intelligente, selon laquelle 42 % des étudiants pourraient refuser un emploi dans une ville où la nature n’est pas assez présente. 26 % citent les transports, 11 % la culture et seulement 10 % le travail.

3/ A l’heure des études et du travail nomades, la France reste attractive 

Près de sept étudiants sur dix (69 %) affirment qu’ils souhaitent vivre en France et non à l’étranger.

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