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Les Mercuriales, la « manhattisation » de Paris

Dominant le boulevard périphérique parisien, à Bagnolet en Seine-Saint-Denis, à la jonction de l’autoroute A3, les tours jumelles Mercuriales (la Tour Levant et la Tour Ponant) sont livrées en 1974 et 1975 par le promoteur américain texan Trammell Crow. Elles représentent au moment de leur conception au début des années 1970, l’élément phare du nouveau projet de développement tertiaire de l’est Parisien, qui doit constituer le pendant du quartier d’affaires de La Défense.

Construites à l’identique sur le modèle des tours jumelles du World Trade Center de New York, elles participent à la « manhattisation » et la modernisation de Paris engagées par le président Pompidou, dans le cadre de vastes opérations de rénovations urbaines, dont les emblèmes sont en particulier la tour Montparnasse et les tours du secteur Beaugrenelle et de Bercy-la Rapée.

Les Mercuriales n’ont rien à envier aux autres tours qui se construisent au début des années 1970 : d’architecture moderne, vitrine des systèmes de construction innovants importés des Etats-Unis, avec ses formes pures et rationnelles, elles développent au moment de leur livraison plus de 62.000 m² de surfaces utiles de bureaux, agencés sur 31 plateaux de 1000 m² chacun. Figure de l’immeuble fonctionnel de bureaux new-yorkais, les deux tours, hautes chacune de 122 mètres, sont posées sur une galette abritant une galerie commerciale souterraine. Construites en lien avec le nouveau périphérique parisien, elles surpassent alors par leur conception, leurs voisines au nord et à l’est de la nouvelle rocade : la Tour Pleyel livrée à Saint-Denis en 1972 et la Tour La Villette livrée en 1974 à Aubervilliers et à cette époque dénommée tour Pariphérique.

Isolées aujourd’hui à l’est de Paris, dans un projet d’aménagement urbain abandonné avec le premier choc pétrolier de 1973, leur histoire à rebondissements retrace d’une part, l’arrivée des opérateurs anglo-saxons en France qui révolutionnent le montage d’opérations immobilières et contribuent au développement des premières grandes tours de bureaux entièrement montées « en blanc » avec un propriétaire unique et, d’autre part, l’engouement des investisseurs suédois à la fin des années 1980 pour le marché des bureaux parisiens. Propriété aujourd’hui à 100 % du groupe Colbert-Orco depuis 2011, les tours occupées à 85-95 % durant les 15 dernières années, ont obtenu en 2012 le label Breeam in Use ainsi que la certification HQE Exploitation.

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Le Blog d’Ingrid NAPPI-CHOULET

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